Le Sgen-CFDT aux côtés des écoles « orphelines » du 92

Nous étions aujourd'hui sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Gennevilliers pour défendre les moyens des écoles en CAPE du département.

 

 

En instance, lors de la préparation de la carte scolaire pour la rentrée 2022, la DASEN n’avait pourtant pas évoqué le sort des écoles exclues de l’Éducation Prioritaire en 2015. Grâce à une convention (CAPE), elles avaient jusque-là bénéficié de moyens supplémentaires : décharges de direction exceptionnelles, limitation des effectifs par classe, dispositif plus de maîtres que de classes etc…

 

 

Il y a une semaine, à quelques jours du démarrage du mouvement intra, c’est presque par hasard que nos collègues ont découvert que la DASEN supprimait les décharges exceptionnelles de direction.

Dans les CAPE de Colombes, Gennevilliers, Clichy, Boulogne, Antony, ou Chatenay, les directrices et directeurs ont besoin de ce temps pour créer du lien avec les familles, gérer l’accompagnement des élèves à besoins particuliers, ou les partenariats de l’école avec les différents acteurs qui l’entourent, sans parler de toutes les tâches qui sont liées à leur fonction.

Depuis l’annonce de ces mesures arbitraires et injustes, le Sgen-CFDT n’a cessé d’alerter les services et la Direction Académique.

Grâce à la mobilisation de tous (enseignants, parents, élus et organisations syndicales), la DASEN semble toutefois avoir revu sa copie.

 

A une heure d’un rassemblement et d’une conférence de presse prévus sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Gennevilliers, l’IEN de la circonscription a contacté les directeurs concernés pour leur annoncer qu’il s’agissait tout simplement d’une « erreur administrative ».

Nous étions à leurs côtés aujourd’hui pour les soutenir et les accompagner.

 

 

Nous craignons que ce qu’elle appelle « erreur » s’apparente à un ballon d’essai pour préparer les équipes enseignantes à des coupes sombres dans les moyens accordés à ces écoles « orphelines ».

Le Sgen-CFDT Versailles restera bien évidemment mobilisé pour défendre ces moyens indispensables aux écoles pour l’accompagnement des élèves les plus fragiles de notre département.

Pour aller plus loin

L’article du Parisien sur le rassemblement