CSA académique du 7 avril 2026

La suite de la préparation de la rentrée scolaire 2026, les questions et prises de position de la CFDT.

A l’ordre du jour de ce CSA académique : 

  • Barème des moyens assistants sociaux et répartition départementale
  • Mesures de rentrée 2026 des personnels infirmiers , administratifs et de techniciens en EPLE
  • Mesures de rentrée 2026 des psy-EN
  • Répartition départementale des IMP à la rentrée
  • Elections professionnelles 2026, répartition genrée par scrutins

Des postes au compte-goutte, loin des besoins

Il s’agissait donc essentiellement de la suite de la préparation de la rentrée 2026, dans la un cadre budgétaire contraint, avec la répartition entre les 4 départements de l’académie des quelques postes alloués par le ministère (2 postes d’infirmier.es, 3 d’assistant.es social.es, 4 de psy-EN, 5 de personnels administratifs, et aucun de personnels techniques de laboratoire !).

La refonte du barème assistants sociaux ( c’est à dire les critères pris en compte pour répartir les postes entre les établissements) a permis d’avancer sur un certain nombre de points, en particulier relatifs à une meilleure prise en compte des effectifs en éducation prioritaire et dans la voie professionnelle. Au final cependant, la répartition des maigres postes supplémentaires est logiquement affectée aux départements les plus déficitaires et avec des ouvertures d’établissements (95 et 91). C’est la même logique pour les postes administratifs et infirmiers.  Quant aux postes de psy-EN (un par département), ils sont un « rattrapage » du plan santé mentale de l’automne dernier et aucun renforcement des postes en CIO n’intervient. Même tarif du côté des personnels de laboratoire.

Au final, et si l’on ajoute à cela les postes vacants, et les absences de longue durée non remplacées les « moyens humains » sont et restent insuffisants au regard des besoins, et cela dans tous les départements.

Ajoutons encore que les « collèges en progrès », dont certains ne relèvent pas de l’éducation prioritaire doivent faire l’objet d’un suivi particulier mais sans moyens associés. Ce sont donc des personnels qui vont voir leur charge de travail encore accrue. Or dans le Val d’Oise ce sont 45 collèges concernés, alors que le nombre de postes non couverts y est particulièrement élevé.

Lire plus bas notre déclaration liminaire

A lire aussi : Postes des personnels sociaux et infirmiers pour la rentrée 2026: 200 à l’échelle nationale

Des informations en réponse à nos questions diverses

Retrouvez les questions diverses déposées par la CFDT. A retenir notamment:

Rupture conventionnelle

Ce dispositif est désormais pérennisé dans le cadre de la loi de finances 2026. Plus d’informations ici

Toutefois, les décrets d’application ne sont toujours pas parus, et donc moins encore la circulaire académique. Le recteur informe que l’enveloppe budgétaire consacré aux ruptures conventionnelles sera identique en 2026 à celle de 2025. Les personnels concernés peuvent d’ores et déjà formuler leur demande, même sans attendre la circulaire mais le délai de traitement est incertain… La CFDT demande à ce que les services gestionnaires reçoivent et instruisent effectivement ces demandes.

Prime Rep/Rep+ rétroactive pour les AED et les AESH

A ce jour 1526 demandes ont été reçues, 38% ont reçu une réponse favorable pour l’instant, avec un premier versement intervenu en mars ou à intervenir en avril. L’instruction des dossiers se poursuit, bien au-delà du délai de 2 mois (qui indique un refus implicite et donc la possibilité d’un retour gracieux).  Nous demandons qu’il soit systématiquement accusé bonne réception au dépôt d’un dossier, car ce n’est pas toujours le cas.

Retrouvez plus d’infos dans notre article sur le dépôt des demandes. 

Décisions pour les temps partiels sur autorisation

Le rectorat s’engage à rendre les décisions d’ici le 1er mai.

Nous rappelons notre revendication que le temps partiel soit de droit dans le cadre de la retraite progressive, et qu’à défaut cette décision soit systématiquement rendue par le rectorat et les DSDEN.

 

Déclaration liminaire CFDT au CSA académique du 7 avril 2026

Monsieur le Recteur, mesdames et messieurs les représentants de l’administration et des organisations syndicales, chers collègues,

Nous nous retrouvons ce jour pour la suite des opérations de préparation de la rentrée et de l’année scolaire à venir. Notre instance a été repoussée à plusieurs reprises, sans doute de l’effet du retard pris au niveau ministériel dans la ventilation des quelques postes prévus en pys-EN, en assistant.es de services sociaux, en infirmier.es scolaires ou en personnels administratifs.

Il faut dire que les calendriers bousculés et les personnels en conséquence deviennent une sorte de spécialité de nos champs professionnels, en compétition avec les annonces inattendues.  Jusqu’à vendredi dernier en effet, qui s’était pris à rêver d’un concours général des collèges ?  Voilà qui interroge sur les priorités, le sens des priorités et l’usage des moyens.

Ces jours derniers, les collègues du premier degré voient les effets concrets, locaux, des arbitrages budgétaires, avec des mesures de carte, des fermetures de classes et de postes, de effectifs à la hausse. Des équipes sont déstabilisées, des équilibres précaires et des projets mis à mal, des effectifs de classe à la hausse. Comme dans le second degré du reste, mais les nouvelles ont déjà quelques semaines. A la marge, des ajustements sont ou seront faits, nous le voyons dans les CSA départementaux, mais quel gâchis.

Les personnels attendent la revalorisation de leurs rémunérations, sans augmentation de leur charge de travail. Les personnels attendent des mesures pour améliorer leurs conditions de travail, aménager les fins de carrière et retrouver du sens au travail. Les personnels attendent des décisions, des financements, des organisations qui permettent de déployer l’école inclusive dans un cadre soutenable.

Pour la CFDT, ces chantiers- là sont indispensables pour redonner de l’attractivité aux métiers de celles et ceux qui font vivre l’École publique au quotidien. Il faut aussi conduire une politique ambitieuse en matière de santé mentale des enfants et des jeunes, se donner les moyens d’avoir des professionnel·les formé·es en nombre suffisant dans tous les métiers nécessaires pour soutenir et accompagner les élèves.

Et voilà que le ministre annonce la création d’un concours général des collèges. Ce n’est pas le concours Lépine du ministère… Est-ce vraiment une priorité ? Pour la CFDT il s’agit plutôt d’un hors-sujet général. Certes, il est facile d’ironiser, cela ne surprendra personne. Le ministère vante un coût nul ou quasi nul, en comptant sur le volontariat des personnels, un autre nom ou en tout cas une facette de l’intensification du travail.

Compter toujours sur l’engagement des personnels c’est faire le choix de leur épuisement et faire peu de cas de leurs conditions d’exercice réelles. Nous répétons, voire nous radotons sur ce sujet, mais parce qu’il est capital et pour l’attractivité des métiers et pour le service public rendu.

S’agissant des moyens en psychologues de l’EN, en personnels infirmiers et en assistant.es des services sociaux, les postes crées sont ventilés sur les départements les plus en manque (Val d’Oise et Essonne), ce qui est logique. Mais nous sommes loin du compte, et la CFDT continue de revendiquer que le nombre de poste soit en adéquation avec les besoins réels des élèves et avec le besoin des personnels de pouvoir travailler de façon soutenable. Ce constat vaut bien sûr pour les personnels techniques et administratifs.

S’agissant des IMP, nous actons un maintien des volumes à l’identique. Toutefois, nous serions davantage rassurés si les enveloppes devoirs faits et les dispositifs locaux au bénéfice des élèves étaient sécurisés pour l’an prochain.

Pour la CFDT, nous comptons toujours dans nos priorités la protection des personnels à tous égards, l’enjeu de la mixité sociale et de la refonte de l’éducation prioritaire ou encore une authentique revalorisation de la voie professionnelle, avec des périodes de formation en milieu professionnel de qualité et pleinement articulées au sein du cursus.

Même si nous sommes en CSA académique, nous n’oublions pas la question cruciale du financement de l’enseignement supérieur et de la recherche, comme priorité intrinsèque de service public et pour la jeunesse, mais aussi car il y a une porosité entre les personnels de nos ministères et parce que c’est le débouché de nombre des élèves de notre académie, et c’est heureux.

Nous vous remercions de votre attention.