Moyens de rentrée : DHG dans le 92

En Comité Social d'Administration des Hauts-de-Seine, la DSDEN présente sa logique de répartition de la Dotation horaire globalisée pour le département. C'est l'occasion pour les organisations syndicales comme la CFDT de questionner les choix et de demander des moyens supplémentaires.

Le comité social d’administration a réuni l’administration représentée par M. Fulgence, le DASEN des Hauts-de-Seine et les représentants du personnel.

Les moyens académiques dans notre article : ICI

Contexte Démographique

Pour la rentrée 2026, les Hauts-de-Seine anticipent une baisse des effectifs dans les collèges, avec une diminution de 864 élèves par rapport à 2025. En revanche, les lycées voient une légère augmentation de 88 élèves.

Évolution des moyens alloués

Collèges : La DHG diminue de 64 ETP (Équivalents Temps Plein), ce qui correspond à une baisse des effectifs.
SEGPA : Une légère baisse de 2 ETP est observée.
Lycées : Une augmentation de 15 ETP est prévue, reflétant la hausse des effectifs.
EREA : Une légère hausse de 2 ETP est notée.

Le DASEN indique travailler avec une enveloppe fermée qu’il cherche à « optimiser ». Cette année, l’enveloppe départementale a été ventilée à 99,1 % à ce stade (ce qui est plus qu’en 2025). Selon M. Fulgence, il n’est pas possible d’affecter davantage de moyens à ce stade pour faire face aux ajustements.
D’après le DASEN, le 92 est le département qui présente le taux d’heures supplémentaires annualisées (HSA) le plus faible de l’académie.

Les priorités départementales

Les priorités présentées par le directeur académique pour répartir la dotation départementale sont les suivantes :

Financer la démographie en installant les divisions nécessaires ;
Accompagner les 13 collèges « en progrès » du département avec le maintien du H/E ;
Garantir aux collèges REP et REP+ un allègement du nombre d’élèves par classe ;
Doter les établissements d’une marge qualitative, dont une heure par division en 6ᵉ sur la base de l’IPS.
Pour les lycées, financer la carte des formations et l’évolution démographique.

Méthode de calcul présentée pour l’ouverture d’une division :

Pour les collèges, une division est ouverte à partir de 30 élèves (et 25 élèves en REP+) ;
Pour les lycées, une division est ouverte à partir de 35 élèves (et 32 élèves dans les lycées anciennement en ZEP).

CSA SD – Diaporama

Les positions de la CFDT

Nous restons opposés à la dotation départementale, qui reste insuffisante. Malgré un discours se voulant rassurant et des indicateurs en trompe-l’œil, la dégradation des conditions de travail de nos collègues se poursuit.
En effet, même si le H/E (nombre d’heures alloué par élève) est stable dans les collèges dits « en progrès », le nombre d’élèves par division reste élevé et l’encadrement global des établissements demeure en dessous des besoins. Dans les lycées, de nombreuses classes dépassent les 35 élèves.

Comment accompagner correctement les élèves lorsqu’il n’est plus possible de faire des retours personnalisés, dans des bâtiments devenus trop exigus dans de nombreuses situations ? Le ministère et les instances locales annoncent supprimer moins de postes que prévu, en comparaison à la baisse démographique, comme si c’était une faveur, alors que nous restons sur un taux d’encadrement inférieur à la moyenne de l’OCDE.

La vision trop « macro » et globale des administrations porte aujourd’hui préjudice à de nombreux établissements qui accueillent davantage d’élèves, dans des locaux trop petits.

Pour la CFDT, il est urgent de travailler sur un budget pluriannuel pour donner de la respiration à tous les personnels de l’Éducation nationale.

 

Notre déclaration liminaire