Éducation prioritaire : quels classements des établissements ?

Exercer en éducation prioritaire ouvre des droits pour les agents et des moyens pour les établissements. Mais quels sont les classements liés à l'éducation prioritaire ? Nos explications pour connaitre ses droits.

Il existe 2 principaux classements, dépendant de deux ministères différents

Les REP = réseaux d’éducation prioritaire

Les établissement classés en REP sont ceux qui cumulent les difficultés d’ordre scolaire et social. Ce classement est décidé par le ministère de l’éducation nationale, donc en réalité par chaque rectorat.

Périodiquement, la liste des établissements relevant de ce classement est publié. La dernière grande mise à jour remonte à 2014. Les établissements sortants du dispositif peuvent bénéficier de régime transitoires (préservant une partie des moyens et des avantages sur un temps limité).

Le pilotage des réseaux est lié aux collèges. En clair : lorsqu’un collège est considéré comme REP, toutes les écoles qui y sont rattachées le sont aussi. Par contre, aucun lycée ne peut plus être classé en REP.

Les REP+

Les établissements connaissant les situations les plus difficiles sont en REP renforcés ; on parle de « REP+ ».

Dans le 1er degré, ces établissements ont été les premiers à bénéficier des classes réduites à 12 en CP et CE1.

Dans le 2nd degré, le rectorat de Versailles essaie de n’y envoyer que des enseignants volontaires. Ainsi, plusieurs postes sont proposés à un mouvement spécifique (sur dossier et donc hors barème). De plus, les néotitulaires peuvent exclure ce type d’affectation.

La « politique de la ville »

Le ministère en charge de la politique de la Ville a défini en 2001 une liste de qartiers prioritaires (cf « Politique de la ville » – BOEN n°10 du 8/03/2001).

Certains textes peuvent parler de « quartiers zones sensibles » ou d’autres formulations équivalentes.

Les établissements présents dans ces quartiers sont dits en politique de la ville (parfois abrégé PLV) et appartiennent à l’éducation prioritaire. Beaucoup d’écoles et de collèges concernés ont déjà le classement REP, mais pas les lycées qui peuvent ainsi rester dans l’éducation prioritaires.

Cependant, cette cartographie a ses bizarreries, et de nombreux lycées (notamment des LP et LPO) sont sortis de l’éducation prioritaire en 2014. Or, leurs élèves n’ont pas changés et viennent souvent des collèges de rattachement classés eux en REP/+. Le Sgen réclame régulièrement une refonte de la carte des lycée en éducation prioritaire, le plus rapide étant d’adapter la liste des quartiers « politique de la ville ».

Les classements disparus

Les anciens classement ont été remplacé par la généralisation des REP/+ en 2014, mais ils peuvent continuer à produire des effets.

ZEP

Le terme a totalement disparu du langage officiel, mais pas du langage courant. On l’utilise encore pour désigner le classement en éducation prioritaire (sans distinguer REP, REP+ ou PLV).

RAR, RRS et ECLAIR

Les années d’exercice dans des établissements qui relevaient de ces classements sont compté au titre de l’éducation prioritaire (pour les mutations ou les promotions).

Les RAR (réseaux ambition-réussite) avaient aussi permis la nominations d’enseignants supplémentaires dans certains établissement. Les personnels concernés conservent les bonifications promises.

Lycée (ex-)APV

Le dispositif APV (affectation prioritaire à valorisé) a été supprimé en 2015. Les établissements ex-APV sont des lycées car tous les collèges APV sont devenus REP ou politique de la ville (à 3 exceptions).

De nombreux lycées (notamment des LP et LPO) sont ainsi sortis de l’éducation prioritaire sans changer d’élèves ni perdre leurs difficultés. Ils conservent, au coup par coup, des moyens supplémentaires (on parle de dotation abondée).

Les agents exerçant dans ces établissements peuvent encore bénéficier d’un régime transitoire de bonifications jusqu’en 2017-2018. Lisez sur Sgen+ toutes les explications pour le mouvement Inter-académique.