Le Comité Social d'Administration de l'académie (CSA A) du 15 septembre 2026, a permis un premier bilan de la rentrée scolaire pour le premier et le second degré. Retour sur les principaux points abordés.
1. Bilan de la rentrée : des tensions persistantes
La rentrée 2026 s’inscrit dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires et des défis organisationnels récurrents que nous contestons. Plusieurs organisations syndicales dont la CFDT, ont fait part de leurs inquiétudes concernant les conditions d’exercice des personnels et la prise en charge des élèves., notamment en terme d’inclusion.
Parmi les sujets soulevés figurent les erreurs d’affectation des stagiaires et des TZR, la baisse des moyens dans certains établissements, ainsi que les difficultés liées à la gestion des élèves sans solution d’affectation (800 pour cette rentrée).
La question des bâtiments inadaptés aux canicules a également été évoquée, avec un appel à un plan d’adaptation des infrastructures. Sur ce point, la CFDT demande un plan pluriannuel d’adaptation des écoles, collèges et lycées, ainsi que des consignes claires, pour que les cadres aient le soutien du Recteur, pour protéger les agents et élèves selon les contextes, afin d’éviter les effets de zèle. Le Recteur a rappelé que la responsabilité de l’adaptation des locaux incombe aux collectivités territoriales, tout en reconnaissant la complexité de la situation.
Concernant les élèves non affectés, il a indiqué une légère baisse par rapport à l’année précédente et assumé le recours à des dispositifs non pérennes, y compris dans le privé, pour assurer la continuité du service public.
La CFDT a également interrogé l’administration sur la sécurisation des applications utilisées par le personnel, ainsi que sur la gestion des problèmes liés à l’automatisation de certaines procédures (attestations de fin de contrat, clés OTP, etc.).
Concernant les contractuels non renouvelés avant l’été, mesure contestée par la CFDT, 121 n’ont pas été renouvelés sur 155 contractuels en Histoire-Géographie et Lettres notamment. Mais dans d’autres disciplines, comme en filière professionnelle, 197 recrutements ont été réalisés. Ce mouvement s’explique à la fois par le besoin de placer les nouveaux stagiaires L3 et par la précarisation de la voie professionnelle.
2. HSE et PACTE : des dotations irrespectueuses pour le travail des collègues
La répartition des Heures Supplémentaires Effectives (HSE) et la mise en œuvre du dispositif PACTE ont concentré une grande partie des débats. Les organisations syndicales ont dénoncé un manque de transparence dans la distribution des crédits et une logique de pilotage par les chiffres.
La CFDT a demandé des précisions sur la part de l’enveloppe PACTE allouée à la voie professionnelle, sans obtenir de réponse chiffrée de l’administration. Elle a également souligné les délais de transmission des informations relatives au PACTE, reçu seulement fin juillet par les établissements. Cette transmission tardive réduit à néant le travail des équipes mené en juin et juillet.
Comment préparer convenablement la rentrée si les dotations sont constamment rabotées pendant l’été ?
3. Formation pendant les vacances : une offre en baisse
Le point sur la formation continue pendant les vacances de la Toussaint a révélé une baisse significative du nombre de sessions proposées, passant de 153 à 52 formations selon les chiffres communiqués. Cette réduction interroge sur l’attractivité du dispositif, en particulier dans le premier degré.
Le Recteur a précisé que les formations pendant les vacances ne représentent que 1% de l’offre totale de formation et que la situation diffère entre le premier et le second degré. Il a également indiqué que certaines formations, notamment les préparations aux concours, dépendent du calendrier des universités et ne peuvent donc pas toujours être organisées pendant les vacances scolaires.
Une rentrée résignée, c’est l’ambiance constatée lors de ce comité.