☀️🚨 Le retour des beaux jours
Bienvenue dans la belle saison… mais pas pour tout le monde
Le soleil fait son grand retour et, s’il est bienvenu après la grisaille du début du mois, il signe aussi le retour d’une réalité difficile dans de nombreux établissements scolaires : la chaleur. Ces dernières années, les épisodes caniculaires en fin d’année scolaire se sont multipliés, perturbant le travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves.
Que dit le droit et comment prévenir les difficultés ?
Il n’existe aucun seuil réglementaire de température maximale imposant la fermeture d’un établissement, qu’il s’agisse d’une école, d’un collège ou d’un site universitaire. L’INRS considère qu’au-delà de 30 °C pour un salarié sédentaire (et 28 °C pour une activité physique), la chaleur constitue un risque réel pour la santé — et ces seuils sont encore plus bas pour les enfants.
En juin 2025, lors d’une vague de chaleur exceptionnelle, près de 200 écoles ont dû fermer partiellement ou totalement sur décision des municipalités. La situation avait contraint l’Éducation nationale à improviser en urgence, alors que la CFDT alertait déjà, depuis longtemps, sur la nécessité d’anticiper des épisodes qui seront de plus en plus fréquents.
🌡️ Anticiper plutôt que subir
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Se munir d’un thermomètre pour mesurer et documenter la température dans les salles.
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Anticiper avec la direction : la communication aux parents et aux étudiants, identifier les salles de repli et organiser la distribution d’eau. Faire l’inventaire du matériel disponible, comme les ventilateurs.
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Réorganiser le travail et les horaires pour réduire l’exposition aux heures les plus chaudes (voire recourir au télétravail ou aux visioconférences).
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Réduire ou supprimer les activités physiques aux heures les plus chaudes.
Agir collectivement
Grâce au thermomètre, signalez les situations où la température dépasse les 33 °C dans le Registre Santé Sécurité au Travail (RSST) et adressez-en une copie aux collectivités territoriales, à la F3SCT et aux médecins scolaires.
À partir de 33 °C mesurés, utilisez le Registre des Dangers Graves et Imminents (RDGI).
Le droit de retrait ? C’est une procédure lourde qui peut mettre l’agent en conflit avec sa hiérarchie, entraîner des sanctions en cas de mauvaise foi, et ne peut s’exercer qu’à certaines conditions très restrictives pour un·e enseignant·e chargé·e d’élèves. Contactez-nous pour évaluer ensemble la situation !
Envoyez-nous votre photographie de thermomètre : plus nous aurons de retours, plus notre mission d’interpellation du rectorat et des collectivités sera efficace !
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Semaine d’action du 18 au 22 mai – Parlons de notre travail
La CFDT invite tous les personnels à prendre la parole et à agir pour obtenir des conditions de travail dignes et justes
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